Je sais plus si je l'ai emmené en Russie. Est ce que je l'ai emmené là bas ? Je crois pas. Je cherche. Non Non. Je n'en avais emmené que quatre. Le noir, le blanc, le blanc noir, et l'autre. Mais pas mon préféré. Mon tout beau tout neuf etam, couleur framboise, où es tu ?
J'ai cherché dans ma valise, dans le tiroir où sont entremêlés mes soutien gorge, j'ai inspecté la machine à laver de fond en comble, j'ai jeté un ½il dans les affaires de mes parents, j'ai même poussé mes recherches à mes tee shirts, mes robes, mes collants, mes chaussettes, mes petites culottes, je me suis baissée pour voir si il était sous mon lit, j'ai piqué un mini caca nerveux à ma maman pour finir par un " T'as qu'à mieux t'occuper de tes affaires" maternel (et une mini larme parce que mes parentaux me sortent par le trou occipital en ce moment ), j'ai fais "grrrrrrr", j'ai envoyé un texto à Aurel pour lui dire, même si ça ne sert a rien car il dort comme une vieille marmotte en ce moment, j'ai essayé de me dire que ce n'était pas grave, j'ai même injurié le dit soutien gorge en jetant un ½il dans les torchons, je soupçonne les voisins, le chat, les pies, les mésanges. Mais nom d'une canne à sucre pas sucrée, OU EST CE PUTAIN DE SOUTIEN GORGE DE MES DEUX ?
Deux options s'offrent alors à Moi.
Soit je prends sur moi, je fais semblant de faire mon deuil tout en espérant secrètement le retrouver un jour, lui et moi sur une plage, le soleil se décidant tout doucement d'aller dire bonjour à l'autre côté de la planète, ljui qui me dit " Je suis partit mais il le fallait" et moi qui lui réponds " Je ne t'en veux pas. J'ai beaucoup souffert mais maintenant je sais que tu devais le faire. Mais promets moi quelque chose...". Lui, amoureux fou comme peut l'être un soutien gorge "Tout ce que tu veux.". Moi, suppliante " Ne me quittes plus jamais".
Et là, le soutien gorge trop sexy, mignon, classe, acidulé, parfait répond, les baleines toutes pleines d'émotions : " Je te le promets". Et ce qui serait bien par la suite, c'est qu'il soit un peu trop grand parce qu'à ce moment là, j'aurais perdu mon bidou de bébé, mes hanches de femmes enceintes et mes cuisses de cycliste pas musclées. Et donc une taille de soutien gorge.
Mais, n'oublions pas la deuxième option.
Je crie, je hurle, je cherche partout, je me mets en retard ( mais pas pour Tony parce que notre rendez vous à 14h, j'y tiens comme une buse effarouchée tient à la souris qu'elle a réussit à attraper en plein vol), j'accuse ma mère, j'accuse mon père, j'accuse le monde entier, je fais appel à Zeus pour savoir si c'est lui, je me déguise en vendeuse d'etam et je le vole, je vais voir Ptite bite pour savoir si c'est lui, je fais une double caca nerveux, j'envoie un texto à Angèle pour lui faire part de mon malheur, je soule Manon de ce triste évènement, j'écris un autre article sur cette perte, j'apporte des offrandes à Bouddha, je porte le voile, j'embrasse les icônes, j'apprends par c½ur la Bible, mais quel que soit la solution pour retrouver ce petit accessoire adoré, je le retrouverais. Et je ke crie haut et fort tiens. JE LE RETROUVERAIS. Avec la même force que Scarlett à la fin d'Autant en emporte le vent quand elle dit qu'elle va labourer sa terre toute seule comme une grande.
Non mais c'est fou ça quand même.


