J'y crois. J'y crois parce que tout me pousse à y croire, parce que si j'arrêtais d'y croire, je ne tiendrais pas à toi autant que je le prétends, parce que c'est un peu une évidence puisque tout est mieux avec Toi et que courir après ce qui ne me convient pas, non merci, j'ai pas de temps prévu juste pour impressionner les autres. J'avais peur que tu sois le choix de la facilité, mais nom d'un bonhomme en sucre, regardes, il fait plus beau en été avec Toi, l'hiver il arrive de neiger grâce à Toi, la pluie éclabousse et tu me donnes envie de porter des bottes en caoutchouc jaune.
On prend des photos, on se parle, on fête nos anniversaire tous les 17, on se donne des surnoms un peu cons mais on a nos préférés, on parle en anglais et je t'apprends des expressions qui ne veulent rien dire, je crois que parfois tu fais semblant de t'intéresser à ce que je te dis, je crois que je ferais pareil à ta place alors je t'excuse.
T'es bête parce que tu préfères les minettes bronzées au ventre plat qui font du snow. J'espère qu'elles pueront toutes de la gueule parce qu'elles mangeront beaucoup de fromage. J'espère qu'elles pèteront très fort et qu'après, ca sentira aussi mauvais qu'en ce moment chez moi à cause de ce fumier. Tu vois, savoir que je vais me séparer de toi, quelque fois pour trop longtemps, oui bien trop longtemps, et bien ça me donne envie d'avoir 13 ans, de ne pas t'avoir rencontré et donc de n'avoir que le meilleur qui m'attende. Je me moque de celle que je serais dans quelques mois, dans quelques semaines? qui doutera de toi et de nous. Parce que je vais douter mon amour, oui je vais douter, je serais insolente, je vais te pousser à bout, je vais souvent pleurer pour rien au téléphone, je finirais peut être par devenir jalouse et je connaitrais les prénoms par c½ur de celles que tu trouves belles intelligentes et drôles.
J'ai conscience de tellement de choses, j'ai tout imaginé tu sais, même le pire. Mais je suis tellement sure de moi, je suis tellement confiante, je suis tellement naïve et curieuse que je m'en éc½ure. J'ai l'impression de n'avoir jamais été aussi guimauve, j'ai prévu de t'écrire des lettres, j'ai prévu de devenir toute rouge sur le quai de la gare après avoir couru comme une dératé après ton train. Oui, ça aussi je le ferais. Je sais que je ne rattraperais jamais ce train, je le sais Aurélien. Mais laisses moi le croire, essaies de porter autant d'importance aux symboles que moi, ne deviens jamais jaloux.
Allez quoi...
Dis toi, j'en suis à écouter le répertoire entier de Céline Dion. Ben oui, je chiale. Comme toujours. Quand je suis heureuse, triste angoissée, je suis basique comme nana, je chiale. Jme sens ridicule, j'ai le nez bouché quand je pleure en plus, mais ça tu le sais, tu t'en rappelles à chaque fois...
On a regardé l'ile de la tentation, tu fais comme si t'adorais ça mais je sais que ça t'emmerde royalement. J'aime tes mensonges Aurel, ils sont là quand il faut, ils se voient juste assez pour ne pas que je me sente bernée. Qu'est ce que c'est chouette tout ça. Il y a bien quand tes yeux sont rouges de désespoir, juste après avoir fumé le calumet de la paix que je meurs d'envie de te déclarer la guerre. Mais encore une fois, j'ai trop confiance en Toi pour te forcer, pour t'ordonner, pour te mettre devant le fait accomplit.
J'arrive plus à nous comparer aux autres, je crois que ca devient dangereux.
Je t'aime.