« Retour au blog de pouletteuuu

Le règne du Petit Beurre est enfin arrivé

Le règne du Petit Beurre est enfin arrivé
Camille, ma partenaire de porte du premier étage, a un amOureux. Cet Amoureux habite à un étage près du mien. Le monde est petit petit petit. Pas trop quand même j'espère.
Quand j'aurais finis cette saloperie de Disserte, je prendrais soin de ma chambre. Je lui bichonnerais le parquet, je lui donnerais un peu de couleurs, je lui briquerais les poignées, je lui susurrerais des choses coquines, armée de mon engin... Qui a dit que passer l'aspirateur était chiant ? Ma chambre sent la vanille, elle sent le gâteau au yaourt auquel on aurait rajouté un peu de sucre vanillé, le gel douche dop jaune qui se trouve dans ma douche doit en être la raison. Je m'habitue à ses murs, à ce lit, à cette fenêtre, aux cris des gens dehors, à la sonnerie de son téléphone, à l'excitation de 19h24 qui me prend avec le petit espoir de parler avec Myriam.

Le jour viendra où je devrais dire au revoir à cette maisonnée. La dame avait raison, ici c'est "une grande famille". Non, quand même.

Maman me manque, papa aussi. J'ai envie de me faire grattouiller les pieds, de me lover dans le canapé, sous le plaid orange. J'ai envie de fouiner le frigo et d'y voir des choses bizarres. J'ai envie de leur raconter mes deux semaines, d'entendre maman se plaindre de Papa et de me demander de le disputer. J'ai envie que maman jette de l'eau à papa à table juste pour montrer qu'elle "peut le faire". Oui, jcrois que quand je rentre, c'est une chouette colonie de vacances. Ce week end, tout sera en chantier mais je oui fais confiance, il trouvera un moment.

Les mardis je ne les aime qu'à moitié. J'aime rester ici, me fait peur à regarder mon agenda, descendre quand je veux pour manger, embêter Angèle qui me supplie sans bruit de la laisser tranquille. Mais je n'aime pas ressortir quand il fait nuit, prendre ce métro avec tous ses visages fermés, sentir le mien se fermer à son tour. Je n'aime pas raté l'excitation de 19h21. Je n'aime pas voir une assiette dans le frigo avec mon nom dessus.

Je n'arrête pas de compter. Le nombre de jours qui me séparent du train. De Lui. Des vacances. De l'exposé.
Je pars continuer cette vilaine disserte, elle me fiche tout en l'air, jsuis déçue et énervée. Tant pis tant pis tant pis pour mOi.

Je dois remercier Angèle, je dois le remercier Lui.

# Posté le mardi 10 mars 2009 06:27

« Article précédent : Je n'ai jamais prononcé le mot Byzance autant...

Article suivant : Le canut sans cervelle ... »