Le canut sans cervelle ...

Le canut sans cervelle ...
A Lyon on trouve des macarons nacrés, des bijoux fruitiers, des singes près de la retraite, des fleurs pour les cheveux, des restaurants qui intitulent leur boisson le Bébé Rose, des robes qui donnent, à leur simple contact, envie de vivre très fort... J'ai pris l'habitude de glisser dans mon sac de Princesse provinciale un bouteille citronnée, un porte feuille qui aurait pu appartenir à la maitresse de Chéri, quelques petites choses sucrées et mon Bijoux vibrant qui me relie à Lui et qui m'éloignent d'Eux.

Quand j'ai vu les perles roses sur la crème brûlée, j'ai voulu écrire avec une écriture nacrée. Malheureusement, il n'y aura sans doute que moi qui saisira cette sérénissime nuance... Oui, assurément.

Je grandis je crois. Je ne pleure plus que le quai de la gare, je serre les poings, j'écris un petit mot gentil à quelqu'un en espérant recevoir une réponse en forme de soutien, je lui envoie des baisers derrière la vitre, je maudits la SNCF de ne pas laver ces vitres qui ont l'audace de ne me permettre de distinguer que sa seule silhouette. Souvent, je le regarde et je fais le décompte des jours qui séparent notre prochaine entrevue. Car il ne faut pas se leurrer. Ces week end ne sont que des entrevues minutées qui n'ont aucun gout d'aventure et de retrouvailles, mais plutôt le goût amère de la peur de très vite se séparer.

La grève me rend triste moche et insipide. Elle n'éveille en moi aucune envie de liberté, elle appauvrit mon esprit, mes rêves, mes rires et mes tiroirs de bonbons.

Jules, chloé et Marion.

Je crois que je vais jouer à la morte.

Ils m'ennuient tous à ne jamais de donner de leurs nouvelles. Savoir qu'ils vont bien ne me suffit pas, moi aussi je réponds que oui, ca va. Non, décidément, cela ne veut rien dire.

Je hais Alcibiade mais je sais qu'il n'y est pour rien, Hermès est un sacré menteur.
# Posté le dimanche 29 mars 2009 15:23

Le règne du Petit Beurre est enfin arrivé

Le règne du Petit Beurre est enfin arrivé
Camille, ma partenaire de porte du premier étage, a un amOureux. Cet Amoureux habite à un étage près du mien. Le monde est petit petit petit. Pas trop quand même j'espère.
Quand j'aurais finis cette saloperie de Disserte, je prendrais soin de ma chambre. Je lui bichonnerais le parquet, je lui donnerais un peu de couleurs, je lui briquerais les poignées, je lui susurrerais des choses coquines, armée de mon engin... Qui a dit que passer l'aspirateur était chiant ? Ma chambre sent la vanille, elle sent le gâteau au yaourt auquel on aurait rajouté un peu de sucre vanillé, le gel douche dop jaune qui se trouve dans ma douche doit en être la raison. Je m'habitue à ses murs, à ce lit, à cette fenêtre, aux cris des gens dehors, à la sonnerie de son téléphone, à l'excitation de 19h24 qui me prend avec le petit espoir de parler avec Myriam.

Le jour viendra où je devrais dire au revoir à cette maisonnée. La dame avait raison, ici c'est "une grande famille". Non, quand même.

Maman me manque, papa aussi. J'ai envie de me faire grattouiller les pieds, de me lover dans le canapé, sous le plaid orange. J'ai envie de fouiner le frigo et d'y voir des choses bizarres. J'ai envie de leur raconter mes deux semaines, d'entendre maman se plaindre de Papa et de me demander de le disputer. J'ai envie que maman jette de l'eau à papa à table juste pour montrer qu'elle "peut le faire". Oui, jcrois que quand je rentre, c'est une chouette colonie de vacances. Ce week end, tout sera en chantier mais je oui fais confiance, il trouvera un moment.

Les mardis je ne les aime qu'à moitié. J'aime rester ici, me fait peur à regarder mon agenda, descendre quand je veux pour manger, embêter Angèle qui me supplie sans bruit de la laisser tranquille. Mais je n'aime pas ressortir quand il fait nuit, prendre ce métro avec tous ses visages fermés, sentir le mien se fermer à son tour. Je n'aime pas raté l'excitation de 19h21. Je n'aime pas voir une assiette dans le frigo avec mon nom dessus.

Je n'arrête pas de compter. Le nombre de jours qui me séparent du train. De Lui. Des vacances. De l'exposé.
Je pars continuer cette vilaine disserte, elle me fiche tout en l'air, jsuis déçue et énervée. Tant pis tant pis tant pis pour mOi.

Je dois remercier Angèle, je dois le remercier Lui.
# Posté le mardi 10 mars 2009 06:27

Je n'ai jamais prononcé le mot Byzance autant de fois dans ma vie

Je n'ai jamais prononcé le mot Byzance autant de fois dans ma vie
# Posté le vendredi 27 février 2009 03:03

Ne pas aimer la poule au pot ne fais pas de Toi un monstre

Hier je l'ai retrouvé, hier c'était le premier jour de vacances, hier on a assorti nos verres, nos sourires, nos envies et nos caresses. J'ai juste eu un petit vertige en te faisant remarquer que c'était le troisième 14 février que je passais avec Toi, j'ai aussi eu une pensée pour Morgane parce que les 3 ans, c'était hier.
J'ai les doigts engourdis, la cerveau en compote, la faute d'orthographe qui guette et le sourire un peu niais. Niaise, je le serais encore plus si je dévoilais et décrivais l'émotion presque palpable qui règne dans ma chambre.

La Constitution suisse m'emmerde royalement, Justinien Ier est un imbécile marié à une putain sur le repentir, il ne m'écrit pas ou peu, la différence n'existe pas, elle est très loin au dessus de tout le monde et j'ai assez compris l'importance de prendre de la distance pour ne pas lui pardonner en sachant qu'il faudrait.

Tu m'as reproché de tout mettre en scène, une fois, peut être même plusieurs, mais aujourd'hui, maintenant qu'ici personne ne regarde, maintenant qu'ici il n'y a que Toi et moi, est ce que tu me prendras enfin au sérieux ? Donnes moi un rendez vous, même manqué, que je me lèche les babines de Toi.

( c'est un peu comme reprendre le vélo après plusieurs mois... Ça ne s'oublie pas, ou presque )
Ne pas aimer la poule au pot ne fais pas de Toi un monstre
# Posté le dimanche 15 février 2009 08:34
Modifié le dimanche 15 février 2009 08:49

Avoir comme épitaphe : Gouberville m'a tué, momentanément.

Avoir comme épitaphe : Gouberville m'a tué, momentanément.
Elle brise le tabou ici, maintenant. Elle le dit à tout le monde. Elle n'a pas honte. Elle est fière de son choix. Mieux, elle l'assume cette petite conne. Elle se sentait femme le jour de son premier soutien gorge, elle se sent enfin libre depuis qu'elle a posté la lettre. Elle n'a pas eu le coeur serré à en crever en vidant toutes les pochettes, en écrivant au marqueur violet " prépa" sur un gros classeur, en classant les feuilles une à une. Tout ca résulte d'un choix assumé, alors pourquoi en faire tout un plat ? Elle n'est pas jalouse pour un sou. Elle n'a pas l'impression d'avoir tout gaché, non non penses tu. Y a pas comme un gout de résignation quand elle prend le métro au lieu de parcourir la rue Sully. Après tout, c'est pas comme si elle y avait pensé, si elle l'avait espéré, si elle avait bossé pour tout ca, non non. Son agenda est encore plein de petites traces. Un devoir de philo par ci, une colle d'anglais par là. Et elle est bien contente de recouvrir tout ca d'un trait noir, tellement épais qu'on ne puisse plus distinguer ce qu'il y avait écrit avant, sur cette page.

Elle est au dessus ca de Tiffanie.

Bien sur
# Posté le mardi 28 octobre 2008 05:16